Le Dernier jour d’un Condamné

Victor Hugo

Victor Hugo est un auteur, dramaturge, poète et homme politique français. à Besançon en 1802, il a tôt révélé de ses ambitions littéraires. C’est le chef de fil du romantisme surtout après son œuvre ‘’ les orientales’’. Il a vécu des épreuves terribles depuis son enfance avec les disputes continues de ses parents et plus tard la mort de sa fille Léopoldine,, de ses deux fils, et la folie de sa fille Adèle.

En 1840, il est membre de l’Académie française et en 1845 , Pair de France aussi. En s’opposant à Louis-Napoléon, il s’est réfugié en Belgique avec sa famille en 1853 où il rédige ‘’les châtiments’’.

Il a écrit: les contemplations, les misérables, Ruy Blas, Notre Dame de Paris, Hernani, les contemplations,  et le Dernier Jour d’un Condamné en 1829.

 

Victor Hugo est mort à Paris en 1885

Victor  Hugo

 

 

Premier résumé

Un jeune homme est condamné à mort. Dans la prison, il raconte lui-même l’angoisse d’attendre la mort. Obsédé par cette idée, il confie au lecteur les sentiments les plus  tristes qui torturent son âme. Le condamné commence par se souvenir de son passé alors libre et heureux; et son présent où la vie ne compte désormais que quelques semaines. Se déplaçant entre les trois prisons de Paris, il fait une description émouvante des souffrances des prisonniers devant le sort fatal inscrit par un système judiciaire inhumain. Sa rencontre avec sa fille Marie était le dernier espoir qui s’est évaporé lorsque la petite ne l’a pas reconnu croyant que son père est mort. Le condamné se sent seul devant une société impitoyable et indifférente à toutes ses angoisses, mais il garde toujours l ’espoir d’être sauvé ou gracié jusqu’ aux dernières minutes où il monte sur l’échafaud. C’est juste en ce moment qu’il s’arrête de parler car l’heure de l’exécution a sonné.

 

Le roman est un réquisitoire contre la peine de mort et une critique des responsables qui s’entêtent à l’appliquer sans aucun souci envers le mal qu’elle cause au condamné et à sa famille.

 


L’œuvre

Le genre

Un roman à thèse

La thèse:

Arrêter la peine de mort

Forme du discours

Un monologue qui s’apparente

au journal intime

 Indices:

‘’je’’ ma , mon…, Les indicateurs chronologiques: maintenant, à dix heures, encore six heures…

Le courant littéraire:

La focalisation: interne car le narrateur = le personnage

 

L’écriture

 

Victor Hugo a écrit son roman en 1829 âgé de 27 ans seulement

 

Le siècle de l’écriture:

Le 19ème siècle

Le contexte de l’écriture:

L’auteur est indigné devant les exécutions

 appliquées à cette époque et auxquelles

 on assiste chaque jour.

 

Visée du roman :  

oil s’agit de convaincre les responsables de la nécessité d’abolir la peine de mort

la peine de mort

la peine capitale est une punition appliquée, à des personnes qui ont commis des crimes horribles.
Elle consiste à leur ôter publiquement  la vie par plusieurs moyens comme la guillotine

 

Le roman se compose de 49 chapitres:

ØDu chap. 1 au chap. 21  =  Bicêtre
ØDu chap. 21 au chap. 47  = la conciergerie
ØLe  chap. 48   =  l’hôtel de ville ( la Mairie)
ØLe chap. 49  =  la place de Grève sur l’échafaud
la fin 

Le roman n’a pas de fin car le condamné s’est arrêté de parler lorsque quatre heures a sonné.

C’est une fin ouverte, on ne sait pas si le condamné est vraiment exécuté ou non.

Les personnages
Le condamné:
On ne  sait ni:
üLe nom,L’âgeLe crime du condamné
üL’intérêt de l’anonymat

Quels que soient le nom, l’âge ou le crime d’une personne, il ne faut plus lui appliquer la peine de mort.

Le condamné
Il est jeune, sain et cultivé( il lit le latin). C’est lui-même qui raconte ses souffrances  pendant son séjour dans les prisons de paris depuis le procès jusqu’au jour de l’exécution cherchant ainsi la pitié et la compassion du lecteur et tentant de convaincre les responsables pour réfléchir aux douleurs des condamnés avant d’appliquer la punition de la mort.
les geôliers:
Les gardiens de la prison qui sont en contact  permanent avec le condamné. Certains étaient gentils avec lui, d’autres au contraire lui étaient hostiles
La fille

Elle s’appelle Marie , âgée de trois ans, elle croit que son père est mort en lui rendant sa dernière visite à la conciergerie. Le condamné s’inquiète beaucoup sur elle car elle est encore petite et innocente.

Les personnages

La mère :

Vieille femme de soixante-quatre ans.

La femme du condamné: elle est malade, c’est pourquoi elle n’a pas accompagné  sa fille à la prison.

La bonne: c’est elle qui est venue avec Marie en visite au condamné

 

Les personnages

La friauche:

 le successeur du condamné dans la cellule. C’est un autre condamné

Pépa: l’andalouse( espagnole) de 14 ans, une amie du condamné lorsqu’il était encore enfant.

La fille devant le tribunal: c’est la fille qui a conclu que le condamné serait condamné dans cinq semaines. Le condamné a conclu aussi que cette fille avait raison après avoir fait le compte.(chap. 8)

 

Les personnages

La foule:

 les habitants de Paris. Ils ont envie d’assister à une exécution. Comparé par le condamné à des hyènes à cause de leur insensibilité

Le prêtre:

l’homme de l’église qui rend plusieurs visites au condamné pour le consoler et lui rappeler Dieu. C’est son métier qu’il fait pour tous les condamnés.

 

L’avocat:

 c’est le défenseur du condamné. Il a tenté d’atténuer la déclaration du jury en faisant écarter la préméditation

Le bourreau:

la personne qui prépare l’exécution. Un homme imperméable à toute pitié

Le juge et les magistrats

Qui prononceront le verdict final

Les forçats: des prisonniers condamnés aux travaux forcés . Le condamné, assistant à leur ferrage pour les transférer à Toulon, fut indigné devant ce spectacle qui reflète la cruauté inhumaine de la justice.
L’huissier qui accompagne le condamné à la conciergerie.
Résumé détaillé
Dans sa cellule, le jeune homme compte le temps qui lui reste à l’exécution et il trouve qu’il est dans la dernière semaine. Ce conflit avec le temps qui devient son ennemi prend un aspect tragique car il le fait approcher à son destin fatal, à la mort.( chap. 8).ce qui inquiète trop le condamné c’est sa petite fille Marie qui a seulement trois ans et qui sera une orpheline au nom de la justice car la mort de son père est inévitable puisqu’il vient de faire son testament. Une société qui tue un père d’un enfant de trois ans est une société inhumaine et criminelle ( chap. 9, chap. .26). Se résignant à son sort, le condamné décrit sa petite cellule ( chap. 10) et relit les écritures et ( chap. 11) et les noms de condamnés tracés sur ses murs( chap. 12).
Un jour, il assiste au ferrage de certains prisonnier ( les forçats condamnés aux travaux forcés) qui vont être transférés à Toulon. Ce spectacle a montré la sauvagerie de la société. Ne supportant pas cette scène hideuse, le condamné tente de s’enfuir et il s’évanouit enfin.( 13) c’est pourquoi on l’a transporté à l’infirmerie pour le soigner(14) et il revient à son cachot où il se rappelle une chanson qu’il a entendue dans l’infirmerie, chantée par une fille de quinze ans et dont le sujet est encore la mort.(16) et comment fuir cette mort qui le guette et épie son sommeil? Il songe à se sauver (s’évader) de la prison, ce serait une belle aubaine pour jouir de la nature et de la vie splendide mais hélas, cela ne peut se réaliser (17). L’heure de l’exécution s’approche de plus en plus, il est transféré à l’autre prison de Paris, la Conciergerie. La foule est déjà là qui l’attendait.( chap. 22)

Dans la conciergerie  il rencontre un vieux prisonnier qui lui raconte son histoire et lui prend sa veste ce qui enrage le condamné ( chap. 23, 24)ensuite, on l’enferme dans une cellule accompagné d’un gendarme peut-être pour l’empêcher de se suicider, mais on lui apporte une table et une chaise pour pouvoir écrire. (chap. 25). Il reste six heures seulement pour l’exécution, le condamné s’adresse à sa fille et lui avoue son amour dont elle sera privée après sa mort( chap. 26) alors il espère obtenir la grâce (29) mais la visite du prêtre pour le consoler ne fait que croître sa colère car il sait que ce prêtre n’a aucun sentiment de pitié envers les condamnés (chap. 30).