La boîte à merveilles d'Ahmed Sefrioui

la boîte à merveilles , Ahmed Sefrioui

Premier résumé

Le narrateur-personnage se souvient  de son enfance lorsqu’il avait six ans . Il décrit et raconte la vie quotidienne à la Médina de Fès auprès de  sa mère à Dar Chouafa, en visite chez Lalla Aicha ou à l’école coranique (le Msid). Sidi Mohammed est un enfant différent des autres enfants par le sentiment de la solitude qui le torture,  par son penchant au monde invisible et imaginaire que lui inspirent les rites mystérieux da la voyante Kenza , ainsi que sa boîte à merveilles, son seul ami qui soulage sa tristesse, et enfin par son désir précoce à connaître et apprendre. Dans le souk des Haïk, le père perd tout son argent, ce qui l’oblige à quitter la maison pour la première fois en cherchant un travail comme moissonneur aux environs de Fès . Son retour a semé la joie dans tout le quartier.

 

la boîte à merveilles

 

 



 

 

L'auteur

       Ahmed Sefrioui

       Ahmed Sefrioui  Né en 1915 à Fès

       Mort en 2004  à Rabat

       Il a écrit : le chapelet d'ambre, la maison de servitude, le jardin des sortilèges et le boîte à merveilles en 1954

       Il a  occupé un poste  administratif à la direction du tourisme à Rabat, et il a aussi fondé des musées comme Batha, Oudaya et Bab Rouah

Ø  La boîte à merveilles 1954

Ø  Le siècle 20 ème siècle

Ø  Le genre: roman autobiographique

Ø  Le mouvement( le courant):

 la littérature maghrébine d’expression française

Ø  Le contexte historique :

 la colonisation française au Maroc

l'autobiographie

Ø  Un auteur raconte sa propre vie ou une partie de sa vie en effectuant un retour en arrière sur les événements qui ont marqué cette vie.

Parmi ses techniques:

  • Auteur = le narrateur= le personnage
  • Emploi de «  je », « nous »
  • Le pacte autobiographique (s’engager à dire la vérité)
  • Emploi des adjectifs et pronoms possessifs: mon, notre, le mien, le notre…
  • Noms de lieux, de personnes, réels,
  • Événements qui suivent un ordre chronologique

       
Roman autobiographique

       La boîte à merveilles est un roman autobiographique  car il existe une ambiguïté au niveau de l’identité entre le personnage principal ( Sidi Mohammed) et l’auteur ( Ahmed Sefrioui). Cette divergence ne nous permet pas de dire qu’il s’agit d’une autobiographie malgré les indices qui l’indiquent ( la première personne »je », le pacte autobiographique qui engage l’auteur à dire la vérité: ma mémoire est une cire fraîche…)

       La littérature maghrébine d’expression française

  • Littérature née sous la colonisation française dans les pays du nord de l’Afrique: TunisieMaroc et Algérie

ü  Parmi les auteurs maghrébins d’expression française:

Ahmed Sefrioui, Mouloud Feraoun, Tahar Ben Jelloun,

      Fatima Mernissi, Abdelkrim Khatibi, Driss Chraïbi …  

       Étude de l’œuvre

  • Le temps de l’histoire:  l’enfance du narrateur ( lorsqu’il avait 6 ans)
  • Durée de l’histoire: elle s’étend sur trois saisons:  l’hiver, le printemps, l’été
  •  lieux:

 Fès ( la Médina de Fès),

Dar Chouafa ( la maison de la voyante)

Le Msid,

Le souk

La maison de Lalla Aicha,

 la maison de Rahma

La kissaria

Les ruelles de Fès,

La maison de sidi el Arrafi

       Qui raconte?

       Le narrateur adulte/ le narrateur enfant

  C’est l’enfant qui raconte mais le narrateur adulte  intervient de temps en temps pour expliquer, commenter, ou donner un point de vue

       La focalisation interne : le narrateur= le personnage

       D’autres narrateur/ conteurs

       Le père:  les pages 72…77/ 89

       La mère: les pages 48…50/ 68…69

       Abdellah l’épicier: les pages 89

       Salama la marieuse: 228, 229,

       Rahma: pages: 116…120

       Zhor : pages: 236, 237

       Les personnages principaux

       Sidi Mohammed

C’est le narrateur-personnage. Il confie au lecteur les secrets de son enfance:  Un enfant de six ans se sentant toujours seul et triste car il n’a pas beaucoup d’amis. Il a une boîte qui contient des objets futiles mais qui lui procurent la joie et lui permettent de vivre dans un univers imaginaire.

       La boîte à merveilles:

C’est l’ami préféré de l’enfant. Elle contient plusieurs objets: clous, boutons, petit cadenas, chaînette en cuivre, cabochon offert par Rahma, encriers vides… 

       Lalla Zoubida:

La mère du narrateur âgée de 22 ans seulement mais qui paraît plus vieille que son âge. Elle parle beaucoup et se vante d’être une Cherifa , descendante du Prophète Mohammed que le salut soit sur lui.

       Maâlem Abdeslam:

 le père du narrateur. Un tisserand qui frise les quarantaines, pieux, calme et digne homme. Lorsqu’il a perdu son argent, il refuse de s’endetter et voyage pour travailler dans les champs afin de sauver son commerce. Il s’absentera un mois.

       Kenza:

C’est la voyante très réputée. Elle entretient des relations énigmatiques  avec les jnouns. Son univers fantastiques envoûte l’enfant

       Lalla Aicha:

Ancienne voisine et amie de Lalla zoubida. Son mari est Moulay Larbi qui s’est remarié avec la fille du coiffeur

       Rahma:

la femme de Driss El Aouad le fabriquant des charrues et la mère de Zineb, une fille de sept (7) ans que l’enfant n’aime pas et qui est perdue un jour dans la cohue. Rahma a organisé un repas pour les mendiants afin de remercier Dieu d’avoir retrouvé sa fille.

       Fatma Bziouia

       Elle partage avec la famille du narrateur le deuxième étage, son mari Allal est jardinier.

       Le Fqih,

       Un grand maigre à barbe noire. Il dort et parfois, il frappe au hasard quelques élèves par sa baguette de cognassier 

        Driss le teigneux,

       Fidèle serviteur de Sidi Abdeslam, qui  faisait les commissions et vient en aide à sa famille pendant son absence

       Zineb : c’est la fille de Rahma. Elle a un chat et c’est elle qui rapportera l’arrivée de sidi Abdeslam de son voyage

       Résumé détaillé

       Dès le début, le narrateur adulte révèle qu’il souffre de la solitude. Sentiment qui le tourmente depuis l’enfance. C’est ensuite l’enfant-narrateur  qui décrit  « DAR CHOUAFA » et ses locataires notamment la voyante Kenza dont les séances de music et de dance l’enivrent. L’enfant nous révèle son caractère particulier ayant envie d’apprendre et de connaitre différemment aux autres enfants qui préfèrent le jeu et les sucreries. Après le Msid et le bain maure que l’enfant n’aime pas, il raconte la dispute de RAHMA avec Lalla Zoubida sur le lessive. Chap 1

       Après une nuit de cauchemar, Sidi Mohammed nous décrit une séance monotone  au Msid où le Fqih avec sa baguette leur apprend le Coran. Puis  La visite de Lalla Aicha, une amie intime de sa mère et qui la conseille de se rendre au sanctuaire sidi Ali Boughaleb, pour le bien du petit enfant qui  va se faire griffer là-bas par un chat . Un matin, l’enfant décrit son père entrain de s’habiller et se préparer pour sortir alors que sa mère dort encore. Rahma lui offre un beau cabochon chap. 2

  •  Une autre séance au Msid où le Fqih somnolait comme d’Habitude. Le soir, Lalla Zoubida apprend que Fatma Bziouia  a achetée une lampe à pétrole qui éclaire mieux que les bougies. Alors la mère du narrateur demande à son mari Maâlem Abdeslam de lui acheter une .Un événement inattendu frappe la famille de Rahma :c’est la disparition de sa fille Zineb. Après l’avoir retrouvé et pour en remercier Dieu, Rahma organise un repas pour les pauvres et toutes les voisines participent aux préparatifs  même Lala zoubida qui a oublié son ancienne dispute avec Rahma. Enfin , l’enfant ouvre sa Boîte et s’amusent avec les objets qui sont transformés en des êtres magiques  et fabuleux.  Chap. 3

C’est le printemps, l’enfant et sa mère rendent visite à  Lalla Aicha. Les deux femmes s’échangeaient les secrets de leurs voisines et de leurs maris aussi. Cependant, un incident fâcheux attrista les deux femmes: Moulay Larbi est escroqué par son associé et il risque la ruine et la prison. De retour chez eux, Lalla Zoubida raconte tout à son mari. Le père aussi leur raconte l’histoire d’Abdellah l’épicier, un savant et un sage qui raconte des histoires pour en tirer une morale   Chap. 4

Le fqih félicite l’enfant et leur demande de se préparer pour la fête da la nouvelle année de l’Hégire. Pour la mère, elle continue à raconter les ennuis de Lalla Aicha à ses voisine Rahma et Bziouia qui compatissent avec la pauvre qui a dû vendre tous ses bijoux afin de sauver son marie Moulay Larbi et lui permettre de rétablir son atelier. La mort de sidi Mohammed Ben Tahar le coiffeur se répand dans tout le quartier et l’enfant décrit les rituels de du cortège funèbre et de l’enterrement. Le père raconte une histoire à son fils pour consoler ses inquiétudes et ses interrogation sur les enterrements. Sa mère lui offre une chaînette qu’il va remettre dans sa boîte.   Chap. 5

       Le Msid est nettoyé, blanchi de chaux et orné de nouvelles nattes. Sidi Mohammed est fier d’être nommé chef des frotteurs. Ensuite, il accompagne sa mère à la Kissaria pour acheter des habits pour la fête. Lalla Zoubida rencontre une voisine de Lalla Aicha et parlent sur l’affaire de Moulay Larbi et les sacrifices de Lalla Aicha. Dans la kissaria, la mère montre une grande connaissance dans l’art de marchander. Rahma vient de raconter les mésaventures de si Othman avec sa dernière femme Khadija qui le menait par le nez  Chap. 6

       Les préparatifs pour l’Achoura continuent. Il lui reste deux jours: achat des tambourins, des bendirs, des vêtements...les enfants ont terminé leurs travaux à l’école coranique pour Sidi Mohammed le père l’emmène au souk pour lui acheter des jouets et coiffer les cheveux. Chez si Abderrahmane le barbier. La joie da la fête règne toute part. Le matin de la Achoura, l’enfant se réveille tôt pour célébrer cette fête religieuse dans le Msid avec ses camarades en récitant le Coran et en chantant des cantiques. Lalla Aicha vient de leur rendre visite.. Elle se sent heureuse que les difficultés de son mari, le fabriquant des babouches, se sont dissipées. Mais elle raconte un secret à Lalla Zoubida. L’enfant dort après avoir ouvert sa boîte. chap. 7

Après l’Achoura, la vie reprend sa monotonie. La chaleur arrive et ravive les mouches et les punaises. Le Msid doit s’adapter au climat chaud et le père est fière des exploits de son fils dans le Msid. Maâlem Abdeslam entend fabriquer des Haïks de coton parce qu’ils rapportent beaucoup et il informe sa femme qu’ils vont ensemble au souk pour lui acheter des bijoux en or. Dans le souk des enchères, le père se bagarre avec le dellal (  courtier des bijoux). Ces bijoux sont pour Lalla Zoubida un signe de malheur. Elle lui propose de les revendre. La nuit, l’enfant est hanté de cauchemars où il revoit toutes les scènes de violence et de sang auxquelles il a assisté dans le souk des enchères. Lalla Aicha vient chez Lalla Zoubida. Ses ennuis recommencent une nouvelle fois car son mari l’ingrat, veut épouser une autre femme. C’est la fille Abderrahmane le coiffeur. Les deux femmes pleurent leur triste sort.

L’enfant est malade.  chap. 8

       L’enfant se rétablit peu à peu de sa maladie. Cependant, le père annonce une mauvaise nouvelle: il a perdu tout son capital dans la cohue des enchères de Haïks. Il incite sa femme à la patience et la soumission à la volonté de Dieu. pour lui, refusant de s’abaisser ou de demander l’aide des autres commerçants,  il décide voyager pour travailler aux environs de Fès . C’est en fait la saison de la moisson. Cet incident plonge la maison dans une mélancolie accablante. Ce souvenir douloureux reste toujours gravé dans la mémoire du narrateur adulte qui explique l’importance d’un père dans une famille. Après le départ du père l’enfant et sa mère mènent une vie simple. Ils vont visiter Lalla Aicha. Alors les trois vont consulter un Fqih aveugle: C’est sidi El Arrafi. Moulay Larbi souffre avec sa deuxième femme.. chap. 9

Les deux femmes montent chez Sidi El Arrafi. Le Fqih- voyant,  les console, leur promets un avenir heureux et béni et leur prédit que le bonheur est proche. Pour apaiser sa solitude, la mère retient l’enfant à la maison. Il ne va plus à l’école pendant l’absence du père et chaque semaine, ils visiteront un saint ou un sanctuaire. La femme aussi doit gérer le maigre budget qu’elle a e attendant le retour du père. Un messager vient lui rapporter une bonne nouvelle avant de lui remettre une somme d’argent envoyé par le père.  En fait, celui-ci va bien, il travaille beaucoup pour pouvoir rétablir son atelier et rembourser ses crédits. Lala Aicha arrive et s’informe des bonnes nouvelles de son amie Lalla Zoubida. Elle aussi a de bonnes nouvelles concernant son marie Moulay Larbi. Elle invite Lalla Zoubida à la visiter pour lui raconter en détail la nouvellechap. 10

       Lalla Zoubida et son fils sont chez Lalla Aicha qui les accueille chaleureusement . Elles discutent à leur aise puis Salama les rejoint. C’est une marieuse professionnelle et c’est elle qui va raconter à Lalla Zoubida les mystères du remariage de Moulay Larbi et aussi de ses mésaventures; Moulay Larbi lui demanda de lui  trouver une femme pour l’épouser car il avait envie d’avoir des enfants. Après son mariage, la fille du coiffeur devient plus exigeante et plus dépensière. Elle a même accusé son mari d’avoir des relations illégales avec des femmes de mauvaise réputation. Zhor, une voisine qui les rejoint aussi leur raconte d’autres difficultés de Moulay Larbi avec la jeune fille du coiffeur. chap 11

L’enfant est émerveillé par le chant de Kenza, de Rahma, de fatma et de sa mère plus tard. Lui aussi, il  participe à ce concert qu’il trouve beau et touchant. Des frappes à la porte interrompent ces cantilènes: c’est Allal El Yacoubi qui est envoyé par le Fqih s’informer sur ses nouvelles. La mère le remercie et lui répond qu’il n’est pas encore prêt pour aller au Msid. Puis, c’est le tour de Zineb qui apporte une bonne nouvelle à Lalla Zoubida puisqu’elle a vu Maâlem Abdeslam prêt d’une mosquée. La mère est stupéfaite de joie. Soudain le père rentre  chez lui apportant des richesses avec lui et semant la joie dans son foyer et dans tout le quartier. Sidi Mohammed lui raconte les événements qui avaient eu lieu pendant son absence. Driss El Aouad vient voir le père du narrateur. C'est l’occasion de parler de plusieurs sujets. Driss l’informe sur des nouvelles de Moulay Larbi enfin devenu sage en divorçant la fille du coiffeur et en retournant chez sa première et fidèle femme Lalla Aicha.

 

L’enfant se sent triste et seule. Il ouvre sa boîte à merveilles.       Chap. 12