Correction d'un examen régional ,La boîte à merveilles

 

Personne ne me croyait. J’éclatai en sanglots. Furieuse, ma mère me saisit brutalement par le bras et m’entraîna jusqu’à notre chambre. Elle se plaignait à haute voix de son mauvais destin, de la cruauté du sort, de la vie d’enfer qu’elle menait à cause de moi.

 Je me demandais avec sincérité ce que je faisais de méchant pour la rendre si malheureuse. Elle m’abandonna dans un coin, me laissa renifler tout à mon aise, le cœur gros, les lèvres boudeuses et s’enferma dans sa cuisine. J’eus faim à force de pleurer silencieusement. D’ailleurs, l’heure du déjeuner était depuis longtemps passée. Je me mis sur le dos et entrepris de composer un menu fastueux pour le jour où, prince reconnu et aimé, j’aurais à recevoir des personnes de mon rang. Je réfléchis un moment et me dis: « Les princes mangent très bien chez eux. Je ne les inviterai pas. Mes hôtes seront tous les affamés, les mendiants, les psalmistes qui font rarement un bon repas. Je leur distribuerai de beaux vêtements : des gilets rouges richement ornementés, des djellabas d’une blancheur de lait, des babouches safran dont le cuir crisse à chaque pas. Je n’oublierai pas de leur offrir des turbans de mousseline. Moi, je serai habillé  de blanc. Sur la tête, je mettrai le bonnet conique, d’un rouge amarante, apanage des gens de cour et des  derviches. Des esclaves noires nous serviront dans des plats de porcelaine des ...

- Voudrais-tu te mettre sur ton séant pour manger.

 Je me redressai. Ma mère avait disposé la table ronde, basse sur pattes. De la viande aux navets! Je n’aimais pas les navets!                                               Chap. VI, page 114

 

1- Dites si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses

    a-  ce texte est extrait du roman la boîte à merveilles

   b- l’auteur du roman est tunisien

   C- le roman est paru après l’indépendance

   d- les faits racontés sont typiquement marocains

2- Relevez du texte deux éléments qui permettent de considérer ce texte comme un roman autobiographique.

« ne me croyait », « ma mère » , « J’éclatai »

3- les pleurs de l’enfant se manifestent par trois façons différentes. Relevez les.

« J’éclatai en sanglots, »  « pleurer silencieusement », « renifler tout à mon aise, »


4- par quel moyen le narrateur cherche-il à combattre la solitude et la faim?

Le rêve et l’imagination


5-a) quelle est la figure de style exprimée dans cette phrase   des djellabas d’une blancheur de lait »?

Métaphore

-b) transformez –la en une comparaison

Des djellabas blanches comme le lait

6-a) quels sont les deux champs lexicaux qui dominent la pensée du narrateur?

-le repas(festin)– les vêtements

 

b)- relevez deux mots pour chaque champ lexical trouvé.

Repas: plats, mangent

Vêtements: gilets, babouches

7-a) donnez un titre convenable au paragraphe en gras.

Les songes de l’enfant,

b) Quelle est la personnalité choisie par le narrateur pendant ses rêveries( imagination)?

Un prince reconnu et aimé

 

8- êtes –vous d’accord avec le comportement de la mère envers son enfant? Dites pourquoi?

Non, je ne suis pas d’accord car il faut se comporter gentiment avec un petit enfant

9- À votre avis, est-ce qu'un père doit aider la mère à éduquer un enfant ou non? Justifiez

Je crois que l’éducation d’ un enfant est la responsabilité de la mère puisque le père est souvent absent à cause du travail

 

 

Production écrite:

Dans les quartiers populaires, les voisins viennent participer à la fête sans y être invités.

Que pensez-vous de ce comportement?

Rédigez un texte argumentatif d’une vingtaine de lignes, dans lequel vous développez votre réflexion à l’aide d’arguments et d’exemples précis.

 

    Certes, la relation entre les voisins a tellement changé aujourd’hui, mais au Maroc, dans certains quartiers populaires, plusieurs personnes viennent participer à la fête de leurs voisins sans même y être invitées. Alors, quelle est l’image symbolique de ce comportement? S’agit-il d’un comportement humain sain ou cela  n’est qu’une impertinence?

  Actuellement, la relation entre les voisins ne cesse de dégrader à cause des énormes changements que connait la société notamment dans les grandes villes. Cependant, dans la plupart des quartiers populaires et dans la compagne, on continue toujours à croire aux liens sacrés qui doivent unir les voisins conformément aux préceptes de notre religion qui incite à respecter le voisin, à l’aider au besoin et à le réjouir ou au moins à ne jamais lui nuire. Ainsi, beaucoup de gens viennent participer à la fête  organisée  par un voisin sans y être invités, car pour eux, un voisin est considéré comme un membre de la famille avec lequel il faut partager les moments de bonheur. En plus, ces personnes viennent non seulement pour participer à ces fêtes comme de simples invités, mais ils viennent pour y assister et en même temps pour prêter de l’aide au cours des préparatifs par exemple pendant les mariages, les circoncisions, les anniversaires: concourir à préparer les repas, à distribuer les plats, à s’occuper des provisions, et même à accueillir les autres invités…

Ce geste n’est ni une impertinence ni un manque de respect. C’est par contre un comportement qui reflète  une tradition qui consiste en la suppression  des protocoles et les barrières entre les voisins. C’ est donc une image du bon voisinage qui caractérise les lieux populaires et qui est fondé sur la solidarité, le respect réciproque, l’entraide et la confiance.

En guise de conclusion, la relation solide entre les voisins dans les quartiers populaires demeure une particularité qui les distingue dans un monde où tout a changé et où l’on garde des distances avec l’autre. À mon avis personnel, je trouve que participer à une fête sans y être invité  peut intimider les voisins parce qu’ aujourd’hui la confiance a disparu…